Une évolution est enregistrée dans l‘enquête ouverte à la suite des violences meurtrières survenues dans les villages de Kayonge et Kama, à proximité du port de Bena-Makima, dans le territoire de Mweka (province du Kasaï). Selon plusieurs sources locales et sécuritaires, le chef du village de Kayonge ainsi qu‘un homme présenté comme le présumé auteur des tirs à balle réelle ont été interpellés et placés à la disposition de la justice.
Une mission d‘enquête sur le terrain
D‘après les informations recueillies par notre rédaction, l‘Administrateur du territoire de Mweka, accompagné des services de sécurité, s‘est rendu sur les lieux des événements afin de mener les premières investigations et d‘identifier les personnes susceptibles d‘être impliquées dans ces violences.
À l‘issue de cette descente, deux personnes ont été interpellées :
le chef du village de Kayonge ;
un homme présenté comme le présumé auteur des tirs à balle réelle.
Selon les mêmes sources, les deux suspects sont actuellement détenus dans le cadre de l‘enquête judiciaire en cours.
Des déclarations mettant en cause d‘autres personnes
Toujours selon des témoignages recueillis sur place, les personnes interpellées auraient déclaré avoir agi avec le soutien ou l‘encouragement de Valère Kwete, présenté par ces sources comme un agent de l‘ANR dans la région, ainsi que de Dodo Pieme.
Un habitant joint par téléphone affirme :
« Ils sont tous arrêtés. L‘Administrateur du territoire et les services de sécurité sont venus sur le lieu du drame. Nous avons entendu les personnes interpellées déclarer que Valère Kwete et Dodo Pieme les auraient encouragées dans le but de prendre le contrôle du port de Bena-Makima. »
Ces déclarations proviennent de témoignages recueillis par notre rédaction et n‘ont, à ce stade, pas été confirmées officiellement par les autorités judiciaires.
Un conflit autour du port de Bena-Makima
Selon plusieurs sources locales, le port de Bena-Makima est au centre d‘un différend foncier opposant depuis plusieurs semaines les communautés des villages de Kayonge et Kama, un conflit qui aurait contribué à exacerber les tensions dans la zone.
Des accusations d‘intimidation
Par ailleurs, plusieurs sources affirment que Dodo Pieme ferait pression sur certaines personnes appelées à témoigner dans cette affaire.
Ces mêmes sources soutiennent que, le 17 juillet 2026, un journaliste basé à Tshikapa aurait reçu plusieurs appels téléphoniques lui demandant de cesser de publier des informations relatives à ce dossier, sous peine d‘être arrêté. Ces allégations n‘ont pas été confirmées par les autorités compétentes.
En attente d‘une communication officielle
À ce stade, le parquet compétent n‘a pas encore communiqué officiellement sur la qualification juridique des faits ni sur les suites réservées à cette procédure.
Les populations de Kayonge et Kama souhaitent que toute la lumière soit faite sur ces événements et que toutes les personnes éventuellement impliquées soient entendues dans le respect de la procédure judiciaire.
Notre rédaction indique avoir tenté de joindre Valère Kwete et Dodo Pieme afin de recueillir leur version des faits, sans succès au moment de la publication.
Mise au point concernant Martin Ikukt Ikok
Par ailleurs, plusieurs habitants interrogés estiment que des informations diffusées sur les réseaux sociaux ont cherché à associer l‘ancien député national Martin Ikukt Ikok à cette affaire. Aucune preuve n‘a toutefois été présentée pour établir son implication dans les événements faisant l‘objet de l‘enquête.
Selon ses proches et plusieurs personnes rencontrées à Mweka, Martin Ikukt Ikok est reconnu pour son engagement communautaire, son sens du dialogue et sa solidarité.
Jose kapuku
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